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Nom original: CatalogueTraitDUnion.pdf
Titre: trait d’union
Auteur: HP

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TRAIT D’UNION
Exposition Collective du 30 janvier au 9 février
Bushman - ABIDJAN

Organisé par Frad’Art Gallery
#ObartAfrica

« Parce qu’une joue
En appelle une autre
Voici que contre
La mienne
Ta joue est là
Pour que l’une
Et l’autre
En oublient
Et pardonnent
Toute inutile
Violence. » Léon Gontran Damas.

Car

« La paix, ce n’est pas un vain mot mais c’est
comportement. » Félix Houphouët Boigny.

Avant-propos
L'Afrique dans son ensemble est traversée par des bouleversements en tout
genre, de nature à dicter la mesure de son devenir. C'est surtout que, comme
d'habitude, elle est au cœur d’enjeux stratégiques et convoitises appétissantes.
Elle est plus que jamais la mamelle nourricière d'un monde en mal de
consommation. Elle fournit des matières premières et des ressources
naturelles dites stratégiques en toutes sortes. Elle fournit également au monde
une autre ressource particulière, qui alimente un marché en constante ébullition
: l'art contemporain.
L'intérêt pour l'art contemporain pratiqué par des Africains s'est décuplé, au
point où des productions hier marginalisées, s'arrachent à des prix de plus en
faramineux vu du continent, où des fonds d’investissement achètent à vau l’eau
la création artistique actuelle africaine pour la revendre dans l’avenir plusieurs
fois leur mise de départ. Pendant ce temps, sur le continent ébloui en
permanence par un soleil radieux, cet intérêt peine encore à susciter quelque
chose d'égal.
Qu'à cela ne tienne, l'émulation y est déjà nourrie par des collectionneurs qui
gagnent de plus en plus de terrains, l'ouverture d'espaces de représentation de
qualité et surtout une diffusion massive via le support numérique, Internet et
les médias sociaux. Encore faut-il que cette production hétéroclite qui s'extirpe
des quatre coins d'Afrique se rencontre quelque part sur son sol ! Qu'elle
fusionne, s'imbrique les unes aux autres, mêlent des accomplissements et
devenirs communs ! Beaucoup est déjà fait dans ce sens, qu'une initiative de
plus et de haute facture ne serait surtout pas de trop.
Alors bienvenue à "Trait d'Union" ! Bienvenus à tous au « Trait d'union », une
exposition qui met en connexion la pluralité de l'expression artistique
contemporaine en Afrique, dans l'optique de représenter le vivre-ensemble à
l'africaine et ce que tous les peuples du monde ont en partage : l'humanité et la
paix.

Présentation de l'exposition
Dans une Afrique plurielle de par la richesse de ses hommes, de son histoire,
de la construction de son devenir, quoi de mieux que le trait pour en matérialiser
la consistance. Que ce trait soit imprimé au crayon, à la plume, au pinceau ou
au burin, il se veut le chantre de tant d'espoirs que suscite ce continent. Car
bien que dépecée par la hargne de conquérants prétentieux, cette Afrique a su
se prémunir du déclin complet, choisissant sans cesse de se réinventer dans la
solidarité de ses peuples qui ont su conserver des traits d'union entre eux en
connexion avec leur passé et ce, sans discontinuer.
Trait d'union est un tracé sinueux qui projette sur des supports et sujets variés
ce que cette Afrique a en commun, malgré la disparité de frontières héritées de
la colonisation. C'est une offre d'excellence qui met en scène la pluralité de
l'expression artistique qui se construit sur le continent de part en part. C'est
d'un trait subliminal entre la Côte d'Ivoire et ce voisinage limitrophe ou quelque
peu lointain, comme seul sait le faire si brillamment l'art. C'est la rencontre sur
le sol béni de l’Ivoire de moult péripéties créatives, en vue de délecter les
regards de la sublimité de la pensée universelle portée par une jeunesse
africaine consciente. Une jeunesse qui s'imprime dans des traits aussi variés
que l'on compte de genres dans les arts plastiques : peinture, sculpture, design,
dessin...
Des formes s'entremêlent aux couleurs, des matières hétéroclites s'insinuent
dans des espaces, des idées s'activent sur la toile et d'autres supports, traçant

un trait d'union entre un peu plus d'une quinzaine d'artistes de différentes
nationalités africaines. Quelques noms illustres du pays hôte la Côte d'Ivoire,
un contingent intéressant venant du Cameroun, un autre du Burkina Faso et un
autre enfin du Bénin. Essentiellement de jeunes loups aux dents très longues,
qui brillent déjà de mille feux pour certains, d'autres qui font leurs premiers pas
dans ce cercle, qui sont ainsi à leur première exposition collective majeure.
Chacun d'eux décline une approche artistique, faite de questionnements
existentiels, sur la marche du monde, sur l'évolution des sociétés africaines
écartelées entre un retour vers un passé dénaturé et la projection néo-moderne
d'une africanité hybride. Le tout habillé de sujets et thématiques variés, qui
touchent à un regard aiguisé ou attendri sur la femme, sur le petit monde de
l'enfance, sur des maux qui arpentent des vécus perclus d'espoirs. Trait d'union
offre à voir de riches travaux de recherches amalgamés autour de la quête
d'esthétiques singuliers. C'est aussi une exposition de ce que des cadres
institutionnels de formation artistique offrent à différents pays du continent, la
plupart des exposants sortant fraîchement des écoles de Beaux-Arts ou ce qui
en tient lieu sur le continent.
Tout compte fait, qu'ils soient en découvertes ou déjà très connus et courus sur
la scène artistique, Trait d'union consacre ce projet de lancement, résultante
d'initiatives mûries et nourries dans le cyberespace, à ce que l'Afrique compte
comme excellence artistique. Une juxtaposition d'univers physiques et virtuels,
qui vous fait découvrir de si précieux talents dans les deux réalités ; une
exposition physique au Bushman, à Abidjan, conjointement projetée sur la
plateforme digitale de Frad’Art Gallery de la société OBART.
Qu'il vous plaise donc de découvrir un aperçu de cette fabuleuse offre artistique
qui vous tend les bras et ne demande qu'à occuper une place de choix dans des
collections privées comme celles institutionnelles autour de la double
thématique de la paix et du vivre ensemble !

EMMANUEL LEKRYST
Né en août 1992 à Abidjan, il vit et
travaille dans la capitale économique de
la Côte d'Ivoire.

A l'état civil OUANGNI Jean Christophe,
il fait montre dès l'enfance d’un intérêt
particulier pour le dessin au travers de
ses capacités à reproduire à la perfection
ses personnages préférés du journal
d’humour « Gbich » ; lequel intérêt est
soutenu par sa mère qui lui offre son
premier matériel de dessin.
Mais, face aux exigences de son père, il est contraint
d'abandonner cette voie et de se concentrer sur ses études.
En Octobre 2018, il fait le pari de croire en ses rêves et lâche tout
pour se consacrer à 100 % à sa passion de toujours : l’ART.
Pour le jeune artiste peintre, il est plus aisé de parler aux autres
de ce qu’on a vécu ou qu’on connait. Partant de cette idée, il
dirige son travail actuel vers la jeunesse en générale et
précisément celle de son pays la Côte d'Ivoire.
En effet, il s’inspire principalement de ces expériences tant
joyeuses que douloureuses qui jonchent une vie humaine. Car
l'art doit être selon lui, un moyen, un instrument servant à faire
passer un message, à sensibiliser la jeunesse sur chaque aspect
de la vie mais surtout sur les dérives qu’elle peut rencontrer.
Aussi de par les couleurs chaudes et riches en graphisme qui
composent ses œuvres et ainsi représentent pour chacune des
émotions distinctes, il met un point d’honneur à rappeler qu’au-

delà de tout, la vie n’est qu’un assemblage de couleurs qui,
malgré leurs différences et leurs éclats, font les êtres humains
que nous sommes et portent avec elles l’ESPOIR d'un avenir
meilleur, d'une société plus humaine.
Les œuvres d'Emmanuel Lekryst ont déjà été exposées en Côte
d'Ivoire et nous espérons qu'il en sera davantage le cas ainsi
qu'en Afrique et dans le monde.

Œuvres Exposées

Emmanuel Lekryst
Matière et Spirituel, 2020 – Acrylique sur toile – 70 cm x 55 cm.

Emmanuel Lekryst
Eveil 1, 2020 – Acrylique sur toile – 70 cm x 55 cm.

Emmanuel Lekryst
Eveil 2, 2020 – Acrylique sur toile – 70 cm x 55 cm.

MARIUS DANSOU
Né en 1984 à Cotonou, il vit et travaille à
Cotonou au Bénin.

Très jeune, il commence par récupérer
les planches et les sculptait avec des
objets dénichés au passage. Il dessinera
beaucoup aussi.
La

suite

a

été

un

concours

de

circonstances avec l’ami de son père,
Dominique

Zinkpè

qui,

le

voyant

passionné de la chose, le prend sous ses
ailes en tant qu’assistant.
Au fur et à mesure qu’il apprendra auprès de ce maitre artiste
plasticien, il développe son identité artistique au travers des
masques en bois de pirogue qui lui rappellent sa culture de
pêcheur Adja originaire du Mono dans le Sud Bénin.
Aujourd’hui, il travaille beaucoup plus le métal notamment le fer
à béton qu’on utilise dans les constructions.
En effet, influencé par l’artiste photographe nigérian J.D.
Ojeikere, il a vu automatiquement que cette matière est le
meilleur support pour traiter d’un sujet qui le préoccupait
particulièrement : les tresses africaines.
Son travail prend ainsi un tournant majeur en sculptant la
contemporanéité des têtes de femmes qui l’entourent non
seulement pour rendre hommage à la beauté de la femme
africaine mais aussi et surtout pour fixer dans le temps cette
identité qui ne faille cesser de promouvoir dans le dialogue des
cultures et la construction de l’Universel.

Les œuvres de Marius Dansou ont déjà beaucoup circulé dans
le monde notamment entre le Bénin, le Togo, la Cote d’Ivoire, la
France, la Belgique, le Nigéria et l'Angleterre.

Œuvres Exposées

Marius Dansou
Debout, 2017 – Bois et fer à béton – 120 cm x 55 cm x 55 cm.

Marius Dansou
Sans Titre, 2015 – Fer à béton – 168 cm x 43 cm x 43 cm.

KHERA DIAKITE
Née à Abidjan en Côte d'Ivoire le 27 août
1996, elle vit et travaille à Toronto au
Canada.

De son surnom Mami Wata, elle dessine
et peint depuis sa tendre enfance. Pour
elle, l’art est une thérapie. C’est le
meilleur canal à travers lequel elle
exprime ses émotions, elle se sent libre
et en sécurité.
C'est pourquoi malgré son Bachelor en économie obtenu dans
une grande université canadienne, elle ne laisse pas tomber la
peinture. Mais plutôt, elle ancre son travail autour de la féminité
des femmes africaines.
En effet, mi figuratif mi abstraite, sa peinture valorise la divinité
de la Femme Africaine sous différentes perspectives avec des
couleurs très expressives et de riches textures.
Être exceptionnel et magique pour la paix, la femme est la
personne par laquelle des troubles peuvent aussi arriver. En
insistant sur sa nature positive et combien divine, Khéra Diakité
en tant que femme montre ce qu'est et ce que doit être une
femme, une vraie.
Dans son travail, elle engage aussi un dialogue sur la déesse
Yemoja, l'orisha de la fécondité, de la richesse et de la source de
vie chez les Yorubas d'Afrique, du Brésil, Haïti, Uruguay et
autres. Ainsi que sur plusieurs sujets allant dans le sens d'une
meilleure humanité entre les hommes.

Khéra Diakité est à sa toute première exposition avec « Trait
D'Union » et cela ne peut que lui porter chance.

Œuvres Exposées

Khéra Diakité
Introspection, 2020 – Technique mixte – 80 cm x 88 cm.

Khéra Diakité
Scène de vie 1, 2020 – Technique mixte – 180 cm x 160 cm.

MUINDILA M’BOMBO TSIBANGU
Née à Ferkessédougou en Côte d'Ivoire
le 20 février 1981, elle vit et travaille à
Ouagadougou au Burkina Faso.

Découvrant l'art dès son berceau avec
un père artiste peintre et guitariste, elle
débute par une formation théâtrale à la
fédération du cartel (évasion théâtre)
d'Ildevert Meda. Elle enchaîne ensuite
au Carrefour international du théâtre à
Ouagadougou (CITO) et couronne avec
une formation de conte cumulativement
au Centre culturel français de Ouagadougou, à l'espace du
Roseau et au Goethe Institut.
Quelques années plus tard, elle commence par s’auto-former en
dessin, puis en 2013 elle décide de se rapprocher des lieux d’art
ouagalais comme Napam Beogo (espace mains du monde) ainsi
que certains ateliers d'artistes peintres de Ouagadougou pour
davantage maîtriser sa technique.
C'est

alors

qu'en

septembre

2019,

Muindila

M’bombo

TSHIBANGU entame véritablement sa carrière d'artiste peintre
avec une exposition au Hangar 11 à Ouaga et en novembre 2019,
une autre exposition au même lieu avec un collectif de jeunes
femmes peintres.
Son oeuvre traite des sujets aussi variés que la dépigmentation
de la peau, de la combativité que doivent adopter les femmes
africaines, de la sagesse, de la vie. Depuis le 1er novembre 2019,
elle a mis en place un atelier qui permet aux artistes de se
retrouver en un même lieu pour des séances de création.

Œuvres exposées

Muindila M’bombo Tshibangu
La source, 2020 – Technique mixte – 53 cm x 72 cm.

Muindila M’bombo Tshibangu
La Sagesse, 2020 – Technique mixte – 100 cm x 100 cm.

SYLVESTRE BRULY BOUABRE
Né à Daloa en 1973, il vit et travaille à
Abidjan en Côte d’Ivoire.

Fils et assistant de l'artiste et patriarche
Frédéric Bruly Bouabré, il se forme très tôt
sur les différentes pratiques artistiques au
côté de son géniteur.
Mais

contrairement

à

ce

dernier,

il

s'oriente vers la peinture avec comme
particularité celle de femmes africaines
aux formes languissantes et voluptueuses dans une sorte
d'érotisme qui fait honneur à la beauté intrinsèque de la femme
africaine parmi ses congénères. Une manière pour lui de
recadrer par l'art le débat sur les critères canoniques de la
beauté définie par l'hyper-occidentalisation du style de vie.
Femmes minces, femmes rondes, femmes à la stéatopygie de la
Venus Hottentot, elles se valent toutes car, pour lui, dans la
forme la plus parfaite, Dieu fit la femme. Et ce corps est non
seulement une Divine Lumière dont nul ne peut se lasser
d'admirer la Sublime Clarté mais aussi et surtout une raison,
sinon le ciment, pour les peuples de vivre en paix entre eux et
les uns avec les autres.
En 2010, il expose dans sa ville natale à la BICICI Amie des Arts,
à la rotonde des arts, à la Fondation Charles Donwahi et à
l'ambassade d'Italie à Abidjan. En 2013, il a participé à
l'exposition "Souvenir d'Afrique" au Palazzo Lucarini à Trevi, au
"Shift/Rue du Commerce" à la MaMa de Spoleto en Italie. Son
travail a également été exposé à la galerie Kof et à la galerie
Amani Art tribal à Abidjan.

Œuvres Exposées

Sylvestre Bruly Bouabré
Séduisante Samira, 2019 – Technique mixte – 200x150cm.

Sylvestre Bruly Bouabré
Marie-Paule boit au goulot, 2019 – Technique mixte - 200x150cm.

ASSA NIELLE OUATTARA
Née le 25 août 2001 à Abidjan, elle vit et
travaille dans la capitale économique de
la Côte d’Ivoire.

Jeune

élève

cinquième,

alors

elle

en

classe

commence

par

de
se

passionner pour la pratique du dessin et
reproduit alors des dessins de Bandes
dessinées qu’elle aimait bien et ce, en
dépit de l’avis défavorable de ses
parents.
Aujourd’hui, lycéenne en classe de Terminale au lycée Thanon
Namanko d’Abidjan, la jeune artiste autodidacte est passée
depuis 2016 aux dessins hyperréalistes sur des feuilles canson
A2 avec des crayons Hb et 2b, des fusains et des pierres noires.
L’hyperréalisme

est

la

reproduction

identique

d’une

photographie ou d’un modèle en dessin, en peinture et sculpture
mais tellement réaliste l’œuvre ainsi obtenue que le spectateur
vient

à

se

demander

s’il

n’est

pas

en

face

d’une

photographie. Pour elle, c’est le moyen qu’elle a choisi pour se
surpasser dans sa recherche esthétique, prouver qu’en
travaillant dur on peut toujours atteindre ses objectifs et amener
plus de personnes à s'intéresser à l’art.
Aussi, ses portraits sont-ils un cri de cœur aux sans voix, aux
immigrants et à toutes ces personnes discriminées du fait de
leur pays de naissance, de leur couleur de peau ou de leur
différence physique. Une manière de rappeler que la paix
commence dans le respect de l’autre qui qu’il soit.

Assa Nielle Ouattara a déjà beaucoup exposé en Côte d'Ivoire et
nous lui souhaitons d’exposer un peu partout dans le monde.

Œuvres Exposées

Assa Nielle Ouattara
Albinos, 2019 – Technique mixte – 50 cm x 60 cm (vendue encadrée).

Assa Nielle Ouattara
Black Girl, 2019 – Technique mixte – 60 cm x 70 cm (vendue encadrée).

Assa Nielle Ouattara
Massai, 2018 – Technique mixte – 50 cm x 60 cm (vendue encadrée).

ROMEO TEMWA
Né en 1993 à Bafoussam, est originaire
de l’extrême Nord Cameroun. Il vit et
travaille à Douala.

Après un parcours académique à
l’Institut des Beaux-Arts de Foumban
d'où il en sort diplômé, et se lance dans
la vie professionnelle, en apprenant
auprès

des

artistes

comme

Ruth

BELINGA, Jean David NKOT, Hervé
YOUMBI etc…
Son travail s’appuie sur les questions de mécanismes de
manipulation à travers les médias, où il explore les moyens de
contrôle de l’opinion par l’information, en présentant l’individu
comme un pion sur l’échiquier de la société actuelle. Les sujets
fragmentés qui constituent l’essentiel de ses créations,
interrogent l’impact émotionnel d’une information douteuse et
relayée, sur l’individu, ceci dans le but de détourner l’attention,
dans un contexte en instabilité croissante.
Il a été plusieurs fois lauréat, notamment, meilleur dessinateur
IBAF ou encore premier prix CSC Cameroun entre autres.
Quelques expositions collectives meublent son parcours :
Impart Artist Fair au Nigeria, Douala Art Fair, Balama, SUD (salon
urbain de Douala) au Cameroun. Il est aussi passé par l'Espace
Doual’art, la galerie MAM, le centre d’art contemporain Bandjoun
Station, Etc... Ses œuvres comptent aussi au nombre des
collections les plus prestigieuses aux USA, au Sénégal, en
France et au Nigeria.

Œuvres Exposées

Roméo Temwa
Engrenage Technique, 2020 – Acrylique et encre sur toile – 130 cm x 120 cm.

Roméo Temwa
Tumeur Quotidienne, 2020 – Acrylique et encre sur toile – 130 cm x 120 cm.

Roméo Temwa
Self Control, 2020 – Acrylique et encre sur toile – 130 cm x 120 cm.

KOFFI MENS
Né en 1982 à Lomé au Togo, il vit et
travaille à Ouagadougou au Burkina
Faso.

De son vrai nom, Koffi MENSAHAKAGBOR, il est très tôt passionné
d’arts plastiques dans toutes ses
formes.
Dès l’âge de 17 ans, il décide de
devenir artiste plasticien et se met à
courir derrière les diverses formations
et ateliers dans le domaine d’Abidjan
en Côte d’Ivoire à Cotonou au Bénin en passant par Accra au
Ghana, son Lomé natal et Niamey au Niger pour enfin s’installer
à Ouagadougou au Burkina Faso.
Devenu artiste plasticien portraitiste, son œuvre entremêle
peinture, sculpture et design avec de nouveaux matériaux et
techniques. Aussi, Koffi Mens fait usage de bistouri, cutter ou
scalpel sur une bâche lourde dont le fond grouille de coupure de
papiers journaux. Il cisèle ensuite une autre bâche de couleur
différente pour laisser apparaitre une impression de « dentelle »,
le fer à souder interviendra enfin pour donner du relief au visage
et à la carrure de ces personnages.
En troublant notre regard et en s’affranchissant des dogmes, ses
portraits interrogent notre manière de voir. Comme quoi, quand
on dit « la paix, le développement », ce n’est pas le mot qui
l’intéresse, mais le comportement de la personne qui cherche la
paix, le développement.

A nos jours, Koffi Mens compte à son actif plusieurs œuvres
institutionnelles dont des commandes de l’Etat Burkinabè
notamment avec la sculpture de 4 mètres de haut représentant
le premier Président du pays Maurice Yaméogo. Son travail est
également exposé un peu partout dans le monde : Burkina Faso,
Togo, France et les Etas Unis d’Amérique, le Ghana, etc.

Œuvres Exposées

Koffi Mens
Le Che, 2019 - Technique mixte – 150x200cm.

Koffi Mens
Mick Jagger, 2019 - Technique mixte – 150x200cm

NOUMBIMBOO LEUNA NJIELE
Née en 1996 à Garoua, elle vit et travaille
à Douala au Cameroun.

Attirée par le dessin et la couleur, elle
décide d’adhérer l’Institut des BeauxArts de Nkongsamba en 2014 après
l’obtention de son baccalauréat littéraire.
Cinq ans après, elle est titulaire d'un
master

professionnel

en

dessin

et

peinture.
Durant son parcours académique, elle
participe aux ateliers ART-KEO, les Ateliers Achillekà et les
Ateliers Herve Youmbi.
S’inspirant du monde naturel dans toute sa richesse et sa
diversité, son travail est une forme d’allégorie empruntée à la
Nature pour célébrer la vie à travers le corps de la femme ; un
corps qui dépeint l’énergie vitale, la force mais aussi la fragilité
de son être dans la société humaine globale.
Ainsi, entre l’imaginaire et le réel, la Nature s’interpose et se
transforme dans son œuvre en un élément essentiel qui incarne
sous la forme de la Mère: la Nature qui est productrice,
nourricière, protectrice mais aussi destructrice. Les mystérieux
visages de plantes ou d’arbustes fleuris et la présence des
statuettes aux formes évocatrices de féminité, de désir et de
fécondité apportent une vision poétique d’une harmonie entre
l’humanité et la Nature.

Très influencée par le surréalisme, Noumbimboo LEUNA NJIELE
a exposé dans les lieux et évènements d’art les plus réputés du
Cameroun.
Œuvres Exposées

Leuna Nombimboo
Végétation, 2019 - Acrylique sur toile – 100x81 cm.

Leuna Nombimboo
Reine de fleurs, 2019 – Acrylique sur toile – 140x110cm.

Leuna Nombimboo
Bel Arbre, 2019 – Acrylique sur toile – 100 cm x 81 cm.

KIFOULI DOSSOU
Né en 1978 à Covè, il vit et travaille entre
Covè et Cotonou au Bénin.

Très ancré dans la culture Yoruba, il
commence à sculpter très jeune aux
côtés de son père Tidjani Dossou et de
son frère Amidou Dossou dont surtout il
apprend toutes les règles de l’art de la
sculpture du masque Guèlèdè.
Depuis lors, il a voué sa vie à la
sculpture dans le bois de ce type de
masques. Pour lui, il s'agit presque d'un sacerdoce et ne
s'octroie qu'une seule journée de repos par semaine en
sculptant en moyenne onze heures par jour.
Chez les Yoruba au Bénin, au Nigéria et au Togo, les masques
Guèlèdè sont construits sur le même principe : un visage (type
masque casque) et une scène qui se développe sur le dessus du
masque. Ces masques possèdent, dans leur structure raffinée et
leur vertu originelle, le pouvoir de transmettre des récits de vie,
de cérémonies, et des fables épiques peuplées d'animaux, de
mythes ancestraux, d'épisodes de la vie quotidienne.
S’inspirant de cette tradition et observateur minutieux de notre
temps, il dépasse néanmoins le cadre de masques rituels pour
arriver à la sensibilisation, à l’éducation et à un questionnement
de la société d’aujourd’hui à travers l’art.
Il a été, à ce jour, le seul lauréat en 2014 du prix Orisha pour l'art
contemporain africain (prix créé en 2014 et qui devait être
décerné tous les 2 ans).

Kifouli Dossou a déjà exposé au Musée du Louvre et autres
galeries à Paris, au Sénégal, au Bénin pour la fondation Zinsou
et bien d'autres. Ses travaux sont convoités et se retrouvent
dans plusieurs prestigieuses collections privées.

Œuvres Exposées

Kifouli Dossou
Le Serpent, 2019 – Acrylique sur toile – 140x110cm.

Kifouli Dossou
La Paix, 2019 – Acrylique sur toile – 140x110cm.

MANOU GREBO
Né en 1991 dans la commune de
Treichville à Abidjan, il vit et travaille
dans la capitale économique de la Côte
d’Ivoire.

De son vrai nom Grebo Bidy Emmanuel
Barth, il a trempé dans l’art dès sa petite
enfance de par sa grand-mère artistepeintre Géneviève Wannée.
Après son baccalauréat, il fera son
entrée à l’INSAAC d’où il décidera que
son art soit un pont entre la peinture, la pop culture, sa passion
pour le digital et ses racines africaines.
Dès lors, son travail s’articulera autour de trois différents
domaines artistique : la peinture, le design graphique et le digital
painting mais toujours en utilisant le même style graphique.
Mais c’est surtout avec ces préférences thématiques autour de
la spiritualité africaine, de la complémentarité entre le
traditionnel et le modernisme puis l’envie de marquer la beauté
particulière de la femme africaine que Manou se fait connaitre
petit à petit sur la scène de l’art contemporain.
Déjà, Manou Grebo figure parmi les jeunes artistes ivoiriens les
plus cotés sur le marché de l’art local entre des séries
d’expositions aussi bien individuelles que collectives en Côte
d’Ivoire des activités caritatives visant à rapprocher l’art des
jeunes publics dont celle organisée par le BOOK DASH en
Afrique du sud.

Œuvres Exposées

Manou Grebo
La Source, 2019 – Technique mixte – 83 cm x 65 cm.

Manou Grebo
La Recherche des Esprits, 2019 – Technique mixte – 83 cm x 65 cm.

Manou Grebo
Le Prix de la Richesse, 2019 – Digital Paint – 50 cm x 60 cm.

Manou Grebo
Mouvement Nappy, 2019 – Technique mixte – 83 cm x 65 cm.

KADER ABDUL KABORE
Né en 1988 à Ouagadougou, il vit et
travaille dans sa ville natale, capitale
du Burkina Faso.

Artiste protéiforme, il a commencé sa
formation

au

Centre

Lukaré

de

Ouagadougou auprès des maitres
Polin BAIGABOU (sculpture), Madi
GUIRE
Inoussa

(sculpture
DAO.

et

Les

design)

et

conseils

et

critiques de Hassan DAO ne lui seront
point ménagés non plus.
En 2012, il complète sa formation par un stage de trois mois à
l'Ecole nationale supérieur de création industrielle (ENSCI) de
Paris

avec

les

designers

Didier

GUGOLE

et

François

AZAMBOURG. Dans le même temps, il suivra des modules
complémentaires de formation à l'Ecole BOULE.
Entre Fin 2011 et début 2012, après avoir reçu le premier prix «
Artisan créateur » d’Ethique.org et le 2ème prix de design du
salon de l'Indépendance du Burkina-Faso, il commence à
produire ses propres créations et à former de jeunes apprentis.
Il est l'un des artistes invités pour le projet collaboratif HORS
PISTES explorant les nouveaux modes de création dans le
design et l’artisanat.
En 2014, il se rendra aux Etats-Unis pour réaliser des ateliers en
direction d'adultes dans les Etats d’Arizona et de New-York.
Entre 2014 et 2016, il sera le directeur artistique de sa maison de
formation, le Centre Lukaré avant d'ouvrir son propre espace, les
ateliers KA-YIIRI en 2016.

De Ouagadougou à Abidjan en passant par Cotonou, Bamako,
Accra, Paris et Bobo-Dioulasso, ses œuvres connaissent partout
un franc succès.

Œuvres Exposées

Kader Kaboré
Les Déplacés, 2019 – Natte, Rubans et Tressage – 280 cm x 202 cm.

Kader Kaboré
La Paix, 2019 – Natte, Rubans et Tressage – 280 cm x 202 cm.

ACHILLE ADONON
Né en 1987 à Ouidah, il vit à Cotonou
et travaille à Abomey - Calavi au
Bénin.

Dessinateur

depuis

ses

jeunes

années au collège, il se met à la
pratique artistique en 2013 après
avoir par deux fois échoué au
baccalauréat.

Hélas,

pour

ses

parents c’était trop tôt pour qu’il
s’engage dans sa passion et il
devait encore étudier un peu. Mais
le jeune artiste en devenir a une
volonté de fer et ne cèdera pas à la pression familiale.
En s’inspirant de ses rencontres avec des artistes plasticiens
dont Ludovic Fadairo, Dominique Zinkpè, Charly d’Almeida,
Marius Dansou et autres, il se lance donc dans la peinture. Il pare
alors ses œuvres picturales de gribouillis traduisant ses
angoisses, ses peines, ses peurs, ses envies, ses espérances et
ses visions. Il faut dire que le jeune artiste, quoique timide, est
fin observateur et philosophe humaniste.
Cependant c’est avec ses sculptures et installations faites en
majorité de chaussures usées, récupérées dans les rues ou sur
des tas d’ordures, puis peintes et agencées sur des supports
souvent en bois qu’il retrouve sa pleine liberté d’expression. Son
travail prendra ainsi un tournant autour du questionnement
continuel de l’aspect animal de l’humanité, notamment avec les
enfants vulnérables.

Ils sont domestiques, colporteurs dans les gares, déscolarisés
et vivant sous le joug d’adultes employeurs, orphelins et n’ayant
plus aucun secours, ou renvoyés de leurs familles parce qu’ils
seraient des enfants sorciers.. Ils sont victimes collatérales de
guerres civiles, réfugiés loin de leurs terres natales, forcés à la
mendicité dans nos villes et campagnes pour nourrir des adultes
irresponsables… Pour lui, chaque chaussure symbolise un de
ces enfants. Ces derniers trouveraient ainsi dans ses sculptures
une maison, un refuge figé dans le temps et l’espace, un endroit
où leurs diverses peines n’auraient guère de place mais plutôt
portées aux confins du monde.
Une manière de rappeler que sans « Trait d’Union » entre les
personnes d’une même famille, les peuples d’un même Etat et
les Etats d’un même continent voire du monde, ce sont des
générations entières qui seront sacrifiées. Déjà que les
différentes structures de la communauté humaine peinent
aujourd’hui à offrir une bonne éducation et une meilleure chance
de vie aux enfants de la rue de notre temps. « Mes œuvres ont,
dira-t-il, vocation à mettre en lumière la fragilité de l’enfance, et
la nécessité de leur prise en compte dans toutes les décisions
prises par les adultes. Car voyez-vous, elle fait face à divers
maux que les adultes, du haut de leur semblant de maturité
ignorent».
Exposé au Bénin, au Burkina-Faso, au Cameroun et bientôt pour
la première fois en Côte d’Ivoire, Achille Adonon est l’un des
artistes lauréats de la première édition de la Biennale de
Sculpture de Ouagadougou (BISO2019).

Œuvres Exposées

Achille Adonon
Enfants Soldats, 2019 – Technique mixte – 120 cm x 120 cm.




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